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  • comparaison_loi_d_orientation_partie_ESPE
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  • CPU_Contribution_Concertation_Nationale
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  • 2012-09-21-Contributioncomp-CDIUFM-Concertation
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  • ESPE_point_de_vue_du_GRFDE_
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  • CP_FSU_sur_les_pre-recrutements
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10 janvier 2013

Débuts de carrière - Documents pour alimenter les débats

La formation des enseignants est au cœur des débats sur l’éducation. L’intégration des IUFM aux universités a conduit à un éclatement de la formation avec l’absence de continuité territoriale et une grande hétérogénéité des contenus. Depuis 2010, la mastérisation a envoyé des stagiaires non formés sur le terrain. Disparition de la formation, élévation du niveau de recrutement, baisse continue du nombre de places au concours : la réduction du nombre de candidats interroge la question du vivier.

Une nouvelle réforme de la formation s’inscrit dans la loi d’orientation et entre en vigueur dès la rentrée 2013. Les IUFM sont supprimés et laissent la place aux ESPE (Ecole Supérieur du professorat et de l’Education). Les projets qui se dessinent posent de nouvelles problématiques et de nombreuses questions sont en suspens.

Quelles exigences incontournables doit-on porter pour la formation des enseignants ?

Les ESPE et les contenus de la formation

Nouvelles structures de pilotage de la formation des enseignants, les futures ESPE seront sous la double-tutelle du ministère de l’Education Nationale et du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Certains textes de cadrage sont issus du MEN (projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école, référentiel de compétences des enseignants...), d’autres du MESR (projet de cahier des charges de l’accréditation des ESPE, cadrage de la formation...).

Le SNUipp-FSU revendique un lieu spécifique de formation initiale et continue pour tous les enseignants qui soit une structure pérenne donnant toute leur place aux formateurs du premier degré et permettant l’élaboration d’une formation intégrée.

► Enjeux des futures ESPE

▪ Aspects organisationnels

Les futures ESPE (une par académie, sauf cas particulier de l’Ile de France) seront créées au sein d’un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (statut des universités), ou d’un établissement public de coopération scientifique (statut majoritaire des PRES). Elles n’inscriront pas elles-mêmes les étudiants. Ce sera le fait des établissements les accueillant. Elles n’auront donc pas d’autonomie budgétaire garantie, au vu des modalités de calcul du financement des établissements dans le cadre de la LRU.

Les ESPE bénéficieront d’un budget propre intégré au budget de l’établissement dont elles font partie. Il peut y avoir un fléchage des crédits et des emplois par les ministères concernés, mais cela ne constitue pas de garanties solides.

Le Conseil d’Administration de l’établissement d’accueil reste décisionnel sur la répartition des emplois, les recrutements, le budget de l’ESPE.

▪ Missions

Les ESPE auront un rôle de coordonnateur des missions confiées par les établissements partenaires et d’opérateur de formation au même titre que d’autres composantes. La formation des enseignants ne sera pas assurée exclusivement par les ESPE (comme les IUFM). D’autres structures peuvent être amenées à proposer des dispositifs de formation initiale des enseignants, et en particulier les UFR des universités. On risque fort, malgré l’annonce d’un tronc commun PE, PLC, de maintenir l’éclatement existant entre une formation initiale des PE sur les sites des ESPE et une formation initiale des PLC dévolue aux UFR disciplinaires.

Les ESPE devront mobiliser l’ensemble des potentiels de formation et de recherche au sein des universités, des établissements scolaires, des écoles, des corps d’inspection, et être un acteur de l’innovation pédagogique. Or cette mission risque de se confronter aux logiques propres de chacune des structures. Pour assurer la réussite de cette mise en concordance, les ESPE devraient avoir des moyens conséquents, en particulier en terme de capacité de recherche, qui au vu des textes ne sont pas garantis.

Les ESPE auront à charge des actions de formation continue des personnels enseignants du premier et second degré. Mais aucun élément ne cadre cette formation continue, ni en terme d’organisation (convention avec les rectorats...), ni en terme de moyens mis à disposition.

► Les contenus de formation

Depuis l’abrogation du cahier des charges de la formation des IUFM en 2008, il n’existe plus de cadre national spécifique à la formation des enseignants. Les masters « métiers de l’éducation et de la formation » (MEF) ont été élaborés par les IUFM, les universités ou en collaboration, sur la base du référentiel des 10 compétences et selon le cahier des charges, plus général, du diplôme national de master (DNM).

Les nouvelles maquettes de masters qui devront être portées par l’université qui a reçu l’accréditation devront répondre à un cadre national de formation, défini par les deux ministères en cohérence avec le cahier des charges DNM et sur la base du nouveau référentiel de compétences qui est en cours de réécriture. Ce cadre national devra définir les grandes lignes de la formation et intégrer les différents stages dans les parcours de master en les intégrant pleinement à des temps de formation.

Jusqu’à maintenant, les masters MEF mis en œuvre parfois dans la précipitation, parfois sans concertation entre les différents composantes ont montré une très grande hétérogénéité en terme de volume mais aussi de contenus.

Si les mandats du SNUipp restent d’actualité pour une formation intégrée, qui mette fin au clivage entre dimension académique et professionnelle et qui soit véritablement adossée à la recherche,nous approfondissons nos exigences en terme de contenus et d’organisation afin de définir de véritables parcours de référence pour la formation des enseignants.

Documents ci-contre :
- Diaporama « les enjeux des ESPE » présenté par Patrick Demougin (président de la CDIUFM) lors du stage SNUipp "débuts de carrière" des 27 et 28 novembre 2012
- Comparatif projet de loi d’orientation partie ESPE
- Point de vue des différents acteurs (CPU, CDIUFM, GRFDE)

Recrutement et concours

► Le recrutement

Le problème du vivier pour le premier degré est très divers selon les académies.

Concours externe PE

PostesInscritsPrésentsAdmissiblesAdmis
20106 57766 46134 95213 7576 577
20112 91435 64616 2736 0702 932
20124 60137 01817 3858 2404 637
20137 977 ≈ 11 800

Le nombre d’admissibles pour le concours de 2013 n’a pas été donné officiellement par le gouvernement, mais il pourrait être de 11 800. Ce qui ferait un ratio postes/admissibles de 67%.

► Le concours Même si aucun texte n’en fait explicitement état le concours est placé en fin de M1, comme l’indiquent notamment les recrutements.

Rappel des différents éléments sur la place du concours :

En L3

▪ Points positifs

- Les étudiants sont rémunérés dès le début du cursus de master
- Ils bénéficient de deux années de formation
- Ces deux années de formation sont reconnues par un master
- Ils ont le statut de fonctionnaire stagiaire dès le début du cursus master
- Ces deux années de formation sont comptées dans l’AGS, dans le calcul de la retraite
- Vivier plus important (plus d’étudiants accèdent à la Licence qu’au M1 ou au M2)
- Démocratisation de l’accès au métier plus importante qu’avec un concours en M2 ou en M1
- Cohérence avec le cursus universitaire (Licence, Master, Doctorat)
- Formation intégrée sur deux années avec de réelles interactions entre formation théorique et formation pratique

▪ Problèmes soulevés

- Les épreuves du concours ne pourront pas être professionnalisantes (ou peu, s’il y a des modules pré-pro en Licence)

En M1

▪ Points positifs

- Les étudiants sont rémunérés en M2
- Ils bénéficient d’une année de formation rémunérée
- Cette année de formation est reconnue comme un M2 et valide un Master
- Ils ont le statut de fonctionnaire stagiaire pendant leur année de M2
- Une année de formation est comptée dans l’AGS, dans le calcul de la retraite
- Vivier plus important (plus d’étudiants accèdent au M1 qu’au M2)
- Démocratisation de l’accès au métier plus importante qu’avec un concours en M2
- Formation intégrée sur une année avec de réelles interactions entre formation théorique et formation pratique
- Les épreuves du concours peuvent pourront être un peu plus professionnalisantes qu’avec le concours en L3

▪ Problèmes soulevés

- Le concours est placé au milieu du cursus master
- Interrogations sur la continuité du parcours en cas de réussite au concours dans une autre académie que celle où a été suivi le M1. Les étudiants admis au concours pourront être amenés à effectuer leur année de M2 dans une autre université, voir une autre académie que leur M1
- L’année de M1 ne sera pas une année rémunérée, comptant dans l’AGS et le calcul de la retraite

► Pré-recrutements

La FSU s’est exprimée avec force, lors de la concertation, pour la mise en place de véritables pré-recrutements. Ils doivent permettre aux étudiants de suivre assidument leurs études et de se présenter à un concours de recrutement de professeurs.

Les EAP (Emplois Avenir Professeurs) n’entrent pas dans cette catégorie car réservés exclusivement à des étudiants boursiers pour leurs années de L2, L3 et M1, ils s’apparentent donc à des aides sociales, et non à des pré-recrutements. Il reste à réfléchir sur la nature de ces pré-recrutements : sous quelle forme ? A quel moment ? Avec quelles autres voies d’accès ?...

► Les épreuves du concours

Les épreuves du concours vont être entièrement repensées. Le contenu des épreuves de concours pilotera en grande partie l’organisation du master. Elles doivent être conçues afin d’articuler au mieux le disciplinaire et le professionnel. Elles ne doivent pas faire doublon avec la validation universitaire. Le ministère affirme préparer des projets intégrant la notion de professionnalisation. Mais les maquettes de concours ne seront soumises aux organisations syndicales qu’en janvier-février.

La FSU a organisé en décembre 2011 sur la nature des épreuves de concours.

Document ci-contre : Courriers FSU sur les pré-recrutements.

 

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