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5 novembre 2013

Rythmes : Le SNUipp demande la suspension de la réforme actuelle Etat des lieux des problèmes posés par la réforme actuelle

Quels sont les problèmes posés par la réforme actuelle ?

Nous nous appuyons sur l’expérience vécue cette année par les écoles étant passées à 4.5j depuis septembre 2013.


- l’essentiel des préoccupations et du temps des directeurs est consacré au périscolaire municipal décidé sans nous !
- Sa qualité, par ailleurs très inégale, les conditions dans lesquelles il s’exerce, ses modalités d’organisation, les périmètres de responsabilité des uns et des autres dans cette nouvelle organisation de l’école, sont les sujets qui envahissent leurs journées.
- Les apprentissages doivent se construire dans de bonnes conditions, dans la sérénité. Des apprentissages menés sous la responsabilité d’adultes formés, habilités. Des apprentissages qui trouvent leur légitimité dans le cadre de programmes officiels, appliqués sur l’ensemble du territoire national.
- Contrairement à ce qui est affirmé par ailleurs, les collègues concernés attestent que les bonnes intentions qui sous-tendaient cette réforme n’ont pas suffi. Les déclarations « c’est dans l’intérêt des enfants », « les journées scolaires sont trop longues », « il faut réduire les inégalités », « combattre l’échec scolaire », sont des préoccupations partagées par la totalité des enseignants. Elles se heurtent cependant à la réalité de la mise en place de cette réforme.

Voici quelques éléments du constat effectué par les collègues expérimentant cette année la réforme des rythmes Peillon :

- Les conditions de sécurité mal assurées pour les élèves aux différentes sorties de l’école,
- Un niveau d’hygiène des locaux scolaires dégradé,
- L’intervention dans les bâtiments scolaires d’une succession d’adultes dont on ne peut garantir la compétence, à qui sont confiés des groupes d’enfants pour faire des « ateliers » dont on ignore les objectifs, dans les locaux ou hors des locaux de l’école,
- Une confusion totale pour les élèves qui ne savent plus se situer par rapport aux adultes référents. Pour ceux de l’école maternelle, la perte de repères spatio-temporels à laquelle ils sont soumis et le non-respect de leur biorythme sont proprement insupportables. La représentation de l’école qui leur est donnée ne leur permet pas de se situer de façon constructive dans l’institution scolaire,
- La confusion des finalités du scolaire et du périscolaire, certains ateliers proposés par la ville ayant des appellations équivoques : « lecture », « ateliers scientifiques », « anglais », etc.
- Des personnels enseignants exclus des locaux des classes où ils préparaient leur travail pédagogique après 15 heures deux fois par semaine. Il en résulte une perte de motivation des équipes et une interrogation sur les finalités de leur métier,
- Des personnels d’animation, souvent plein de bonne volonté, mais désemparés devant l’ampleur de la tâche confiée : animer des ateliers sans matériel, dans des locaux impropres à leur exercice, parfois sans formation, ….
- Des agents des écoles maternelles déboussolés qui ont du mal à s’inscrire dans les nouvelles missions imposées par la Ville, sans formation : passer du ménage et de l’assistance aux enseignants à l’animation d’ateliers éducatifs en responsabilité devant les élèves.

Depuis le mois de Septembre, les bâtiments scolaires sont réduits à des lieux d’accueil pour enfants où différents adultes possédant des statuts mal identifiés par les élèves passent faire avec eux des « activités », le scolaire peinant à trouver sa place dans la confusion générale des espaces et des rôles de chacun.

Pour le SNUipp il semble particulièrement important que l’institution qui nous emploie réaffirme aujourd’hui la prépondérance de l’École à l’école.

En professionnels de l’Education que nous sommes, nous savons que la désorganisation structurelle induite par l’application de cette réforme, ne sera pas résolue après une « période de rodage » ou après quelques « ajustements » à la marge.

Les enseignants concernés vivent douloureusement le fait qu’une expérience mal préparée, sans consensus trouvé entre les différents acteurs, vienne mettre à mal les valeurs de l’école de la République en laquelle ils continuent de croire.

Lire aussi :
- Une adresse solennelle au ministre de l’Education nationale : priorité au primaire !
-  Priorité au primaire, rythmes :Grève le 14 Novembre dans le cadre de la quinzaine d’action du 4 au 20 novembre
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