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14 mai 2018

DIRECTION D’ECOLE : Compte rendu de l’AUDIENCE avec le DASEN du 12 MAI 2018

Audience avec le DASEN sur les problèmes de la direction d’école

A sa demande, formulée par courrier le 20 avril, le SNUipp-FSU a été reçu avec des directeurs vendredi 11 mai à 14h00.

Le directeur académique était accompagné de Madame Grouthier (IEN, faisant fonction d’IEN-A) et Monsieur Duboc (chef du Pôle 1er degré).

La délégation reçue était composée de directrices, d’un directeur et de responsables du SNUipp-FSU : Corinne Meulders, Jérôme Mazollier, Corinne Ploix et Nicolas Odinot.

Le DASEN admet la nécessité de réunir le GT départemental à nouveau pour relancer les recherches de simplification et d’allègement des tâches administratives entamées depuis janvier.

Le DASEN admet la lourdeur du travail de saisie sur AFFELNET et ONDE imposé aux directrices et aux directeurs pour les inscriptions en 6° et celles des nouveaux élèves de petite section pour la rentrée 2018. Il accepte de rechercher comment augmenter les temps de décharge des écoles sans décharge hebdomadaire en mettant un TR à disposition pour permettre les saisies sur AFFELNET et ONDE.

Compte rendu détaillé de l’audience du 11 mai 2018

La délégation a insisté sur la persistance des difficultés rencontrées par les directrices et les directeurs après la suppression des aides administratives.

- Les questions relatives aux responsabilités juridiques restent sans réponses.

Comment leur responsabilité est-elle engagée si des élèves qui se présentent après la fermeture du portail ne sont pas accueillis ? Comment leur responsabilité est-elle engagée lorsqu’ils ne peuvent pas gérer les absences journalières d’élèves non annoncées par les parents ? Les écoles sont en attente d’une note départementale sur laquelle s’appuyer lorsqu’ils se retrouvent dans des situations conflictuelles avec des partenaires et des usagers de l’école.

- Les problèmes en lien avec la gestion quotidienne de l’école ne sont pas solutionnés.

Le secrétariat, le relationnel assurés auparavant par les AAD (prise des appels téléphoniques, correspondances avec les familles, entrées et sorties d’élèves pour des prises en charges extérieures …) ne sont plus possible pendant le temps d’enseignement.

La gestion des multiples sollicitations est obligatoirement déportée en dehors du temps de classe et augmente les temps de service des collègues (récréations, pauses méridiennes, le soir…).

La délégation a montré par de nombreux exemples les conditions quotidiennes de travail des directrices et des directeurs.

- Il n’y a pas eu d’allègement des tâches administratives ni de facilitation pour les effectuer

Les directrices et les directeurs doivent toujours consacrer autant de temps à l’usage d’applications informatiques, ils ont toujours à répondre à des demandes aussi nombreuses.

Aucun changement significatif n’est apparu au niveau départemental depuis les réunions du groupe de travail. Il n’y a pas de diminution notable de la charge de travail pour les collègues.

- Les 108 heures sont largement dépassées !

La gestion administrative de l’école n’est pas la seule mission qui incombe aux directrices et aux directeurs. Mais elle empiète énormément sur le temps qu’ils peuvent dégager pour mener et accompagner les projets pédagogiques de l’équipe enseignante.

- Une certaine souffrance s’installe chez des collègues

Des directrices et des directeurs alertent leur hiérarchie à travers des fiches de signalement du registre santé au travail. Ils y exposent leurs difficultés à assumer leurs charges de travail et leurs responsabilités dans la sérénité et la lucidité.

Des conflits parfois violents s’installent avec des parents, des partenaires extérieurs de l’école…

L’accumulation des heures de travail engendre de la fatigue physique et morale.

Il s’installe chez certains des doutes sur leurs capacités professionnelles, la peur de ne pas savoir réagir à un événement ou de faire le mauvais choix dans les réponses apportées.

La délégation a particulièrement exposé la lourdeur d’AFFELNET et de ONDE dans la période actuelle

- Le travail pour les opérations d’inscription en classe de 6° sur AFFELNET est considérable.

Le travail de saisie et de recherche de données est un travail de secrétariat qui n’a pas à être attribué aux directrices et aux directeurs d’école. L’administration n’a pas apporté d’aide aux collègues en les allégeant dans les tâches de saisie.

- Mais celui pour les opérations d’inscription des élèves pour la rentrée scolaire 2018 sur ONDE l’est encore plus, principalement pour les écoles maternelles.

Toutes les directrices et tous les directeurs ne sont pas logés à la même enseigne. Ils sont tributaires de la volonté ou de l’intérêt des communes à utiliser ONDE pour enregistrer les inscriptions des nouveaux élèves.

Des communes, majoritairement les plus importantes, ont des logiciels beaucoup plus performants pour gérer les élèves. Et comme elles n’en ont pas l’obligation, elles ne renseignent pas ONDE et cela génère un travail énorme pour les directrices et les directeurs.

A raison d’un quart d’heure par création de fiche élève dans ONDE pour une entrée en maternelle, les temps de saisie sont démultipliés. Une charge de travail, qui s’ajoute au temps nécessaire pour fixer les rendez-vous aux familles et les recevoir individuellement.

La disparition des AAD est encore une fois problématique ! Autant que le manque de décharge.

La délégation a demandé que dans la période actuelle, la hiérarchie réponde aux besoins de temps de décharge supplémentaires exprimés par les directrices et les directeurs. Pour qu’ils puissent faire les saisies dans AFFELNET et dans ONDE. Et qu’ils puissent recevoir les parents pour les inscriptions.

Les éléments de réponses du directeur académique

- Sur la présence d’un personnel de secrétariat dans les écoles. Les orientations gouvernementales concernant les emplois aidés accentuent leur diminution. Les attributions à venir ne devraient même pas couvrir les besoins d’AVS. Il n’y aura donc aucun retour de personnels d’aide administrative à la direction d’école en CUI.

Pour le DASEN, s’exprimant à titre personnel, la mise en place d’un secrétariat est directement liée à la création d’un statut de directeur et d’une entité administrative « école » qui pourrait regrouper plusieurs sites.

Pour ne pas passer trop de temps sur ce point, les responsables du SNUipp-FSU se sont contentés de rappeler leur attachement au modèle d’organisation actuel des écoles. Il est tout à fait adapté et gérable en en limitant la taille, en augmentant les temps de décharge de direction et en y installant un personnel non enseignant.
- Sur la lourdeur du travail administratif à la charge des directrices et des directeurs.

Le DASEN admet la nécessité de relancer le travail départemental qui a été entamé.

Important : En l’absence de Monsieur Mollier, il demande à Madame Grouthier de provoquer une nouvelle réunion du GT départemental et de poursuivre le travail entamé pour trouver « comment alléger les tâches de la direction ».

Cette relance est une demande appuyée du SNUipp-FSU dans les derniers courriers qu’il a adressés au DASEN. Il remettra sur la table toutes les situations restées en attente depuis le dernier GT du 31 janvier.

- Sur les problèmes de gestion quotidienne de l’école dont la circulation des personnes.

Le DASEN considère qu’un changement des habitudes des familles et des interlocuteurs de l’école doit résoudre les difficultés. Il s’étonne que ce qui était la norme avant la présence des AAD ne soit plus possible.

La délégation a fait la démonstration que depuis la mise en place des AAD (2006) l’environnement et le fonctionnement de l’école a changé.

dans les grosses communes, il y avait une conciergerie dans chaque école. Elles ont disparu. Partout, la mise en place et le renfort de VIGIPIRATE obligent à totalement fermer les écoles et à en contrôler tous les accès.

le fonctionnement de l’école a changé ! la politique d’inclusion des élèves à besoins particuliers, l’implantation d’ULIS entraînent des entrées et sorties d’élèves dans le temps scolaire pour leur pris en charge par des services extérieurs. Elles sont incontournables. le climat relationnel entre l’école et les familles a changé : les rapports avec les parents sont plus fréquents. des comportements de parents nécessitent beaucoup de temps et de disponibilité pour les amener à accepter les règles de l’école.

Avec la disparition du poste d’AAD, personne n’a plus de temps pour réguler les comportements inappropriés. Cela débouche parfois sur des conflits, des actes d’incivilité.

Le DASEN a informé la délégation qu’il faisait remonter les « faits établissements » (niveau 2 et plus) toutes les semaines au procureur et au préfet. Il encourage donc les écoles à signaler les agressions et les comportements violents.

La délégation a signalé que certains « faits établissements » déclarés au niveau 2 par des écoles avaient été abaissés au niveau 1 par la hiérarchie et sortaient donc des remontées qu’effectuent le DASEN. Le SNuipp-FSU demande aux écoles de le prévenir si de tels cas se présentent à nouveau.

- Sur les questions relatives aux responsabilités juridiques des directrices et des directeurs.

Le DASEN entend la demande des collègues de pouvoir s’appuyer sur un écrit départemental en cas de conflit. Il accepte de réfléchir à l’opportunité et au contenu d’une communication écrite de sa part dans le cadre de ses responsabilités. Mais il doit se concerter avec le service juridique du rectorat pour définir les possibilités. Pour lui, ce serait une formulation à intégrer dans le règlement départemental qui puisse être reprise dans les règlements intérieurs des écoles.

- sur la mise à disposition d’un remplaçant pendant les opérations d’inscription en classe de 6° sur AFFELNET et d’inscription des nouveaux élèves dans ONDE.

Le DASEN prévoit que la situation du remplacement reste tendue jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Mais il ne refuse pas de donner pour consigne au niveau des circonscriptions de rechercher comment mettre un TR à disposition des directions des écoles sans décharge hebdomadaire (1 à 3 classes) pour permettre aux directrices et directeurs de gérer AFFELNET et ONDE dans la période actuelle.

Important : En marge de la CAPD du 14 mai, Mme Grouthier, s’adresse à l’élue du SNUipp-FSU en charge du dossier direction, pour lui confirmer qu’un mail en direction des IEN est parti dans le weekend pour mettre à disposition des écoles sans décharge ou à peu de décharge des ITR dans la mesure de ce qui est possible

Le SNUipp-FSU encourage donc les directrices et les directeurs à interpeller leur IEN afin d’obtenir un supplément de temps de décharge pour effectuer ces opérations d’inscription. Même si le DASEN limite cette possibilité aux écoles de 1 à 3 classes, le SNUipp-FSU propose aux autres écoles d’interroger elles aussi l’IEN, notamment des écoles dont un ou plusieurs jours de décharge sont tombés ou tombent sur un jour férié.

Important : le Dasen annonce que l’an prochain, dans l’application Affelnet, il y aura une inscription du collège de secteur de manière automatique dans la fiche à partir de l’adresse familiale ce qui évitera aux directeurs de faire la recherche

La délégation a demandé au DASEN si la question de la direction d’école était une question étudiée au niveau du ministère.

Le directeur académique a été catégorique. La direction d’école n’est pas un dossier dont le ministère se préoccupe ou qu’il compte mettre à l’étude.

Comme le SNUipp-FSU s’y est engagé à travers les « Etats généraux de la direction », c’est par une campagne nationale conséquente que la profession obligera le ministère à s’emparer du dossier.

 

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