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4 mai 2020

Préparer la réouverture des écoles : le SNUipp-FSU 84 appelle à ne pas se mettre une pression insupportable sur les épaules

 

 

 

Consignes syndicales unitaires pour le processus de déconfinement des écoles

 

Le SNUipp-FSU, le SE-UNSA et le SGEN-CFDT publient des consignes communes

(lire)

 

 

Préparer la réouverture des écoles

 

Le SNUipp-FSU Vaucluse appelle les écoles à ne pas se mettre une pression insupportable sur les épaules

 

 

Etre obligé de se déplacer Avant le 11 mai, c’est NON !

 

La fin du confinement est prévue par le gouvernement le 11 mai.

 

La date du 11 mai a été avancée par le président de la république et depuis le gouvernement coure pour la tenir.

 

Mais ce sont en tout premier lieu les conditions sanitaires qui décideront de sa tenue

 

Le premier ministre dans son allocution du 28 avril a confirmé que c’est la situation sanitaire qui prévaut et que cette date sera ou non confirmée le 7 mai.

 

A minima jusqu’au 10 mai, les contraintes actuelles du confinement arrêtées par le gouvernement s’imposent à tous.

 

 En conséquence, les déplacements professionnels physiques sur le lieu de travail doivent être exceptionnels et les réunions de plus de 10 personnes sont interdites.

Les enseignants comme les autres professions doivent privilégier le travail à la maison et ils ont à assurer le lien scolaire à distance avec leurs élèves.

 

Aucune réunion en présentiel ne peut être obligatoire jusqu’au 10 mai.

 

- se voir imposer un déplacement dans les écoles, c’est non !

- participer à des réunions en dehors du temps de travail réglementaire : c’est non !

 

En cas de pression, n’hésitez pas à contacter le SNUipp FSU 84 au 04 90 80 00 01 ou à snu84@snuipp.fr

 

Par ailleurs, le SNUipp-FSU 84 rappelle également que les jours fériés comme le 8 mai, aucune réunion professionnelle, même en visioconférence, ne peut se tenir.

 

Les enseignant.e.s du premier degré, y compris directeurs et directrices d’école n’ont pas à payer les pots cassés de la précipitation du gouvernement à rouvrir les écoles. C’est au MEN de leur donner le temps d’une organisation sanitaire et pédagogique correcte.

 

Reprise de l’école en Vaucluse : attendons harmonisation départementale désespérément ! Que faire ?  

 

Nous avons entendu le président, puis le 1er ministre, puis notre ministre, malheureusement pas notre DASEN.

 

Il n’y a aucun cadrage départemental du directeur académique aux écoles. Les informations et les consignes leur parviennent des IEN qui communiquent en rang dispersé.

 

Leurs communications, contradictoires sur plusieurs points, laissent de trop nombreuses questions dans le flou ou sans réponse !

 

C’est pourquoi le SNUipp 84 et le SNES 84 ont déposé une alerte sociale auprès du DASEN.

 

Le DASEN de Vaucluse, contrairement à nombre de ses homologues, n’a eu aucune communication avec les représentants syndicaux du personnel. Ni par le biais du CHSCT départemental, ni en prenant l’initiative d’une réunion formelle avec les syndicats pour expliciter ses intentions pour organiser la réouverture des écoles aux élèves.

 

L’alerte sociale déposée par la FSU 84 oblige le DASEN de Vaucluse à échanger avec le SNUipp-FSU et le SNES-FSU sur toutes les conditions préalables à remplir avant d’accueillir des élèves dans les écoles à compter du 12 mai et les jours suivants, dans les collèges à compter du 18 mai.

 

Le DASEN a fixé la négociation préalable au mardi 5 mai à 15h00

 

Les responsables du SNUipp 84 qui y participeront rendront compte dans la soirée des conclusions.

 

Nous le disons depuis des semaines : le 11 mai, c’est prématuré ! 

 

C’est ce que portera toujours et encore la délégation FSU lors de la négociation préalable

 

Lire le courrier adressé au DASEN le jeudi 30 avril en pièce jointe

 

Nous avons besoin d’un temps long pour engager un travail entre les enseignants, les parents et les élus pour décliner le protocole sanitaire localement et le soumettre à l’approbation des conseils d’école.

 

Ce sont ces conditions qui doivent prévaloir pour organiser la rentrée.

 

Les directrices et les directeurs, les équipes dans les écoles n’ont pas à se mettre une pression inutile sur les épaules pour accueillir dès le 12 !

 

La hiérarchie ne doit pas exercer de pression contre-productive au niveau des écoles.

 

La publication du protocole sanitaire définitif le dimanche 3 mai par le ministre, l’envoi par la direction académique d’informations sur des obligations de retour d’enquêtes faites aux directions d’école ce même dimanche 3 mai montre que le gouvernement considère les salariés comme mobilisables tous les jours, y compris les jours fériés.

Le contenu du message « Enquête réouverture des écoles » de la DSDEN dimanche 3 mai met une pression insidieuse sur tous les personnels mais en premier lieu les directrices et directeurs d’école.

 

- Il leur est réclamé pour le 4 mai avant minuit de signaler, niveau par niveau, le nombre d’élèves dont les parents annoncent leur volonté de remettre leur enfant à l’école.

Pourquoi cette précipitation ? Les parents ne se déterminent pas faute de connaître les conditions sanitaires de rentrée !

Il y est demandé d’indiquer dans l’enquête les collègues en arrêt de maladie, de santé fragile, les ATSEM et les AESH présents. Tout cela dans la journée du 4 mai ! Et jusqu’à minuit…

 

C’est le travail des supérieurs hiérarchiques, ce sont les IEN et les services de la DASEN qui connaissent les arrêts de maladie, les personnes fragiles qui doivent rester confinées. Les directrices et directeurs n’ont pas à collecter ces informations.

 

- Il leur est réclamé pour le 7 mai avant minuit, d’indiquer l’organisation de l’école pour la réouverture.

 

OUI les organisations des écoles peuvent ne pas être arrêtées définitivement le 7 mai ! Les directrices et directeurs vont devoir remplir l’enquête à l’aveugle ?

Le SNUipp-FSU 84 interviendra auprès du DASEN.

 

D’où vient cette enquête ? Pourquoi obliger à y répondre si rapidement ?

 

Diligentée un jour férié pour le lendemain ? C’est pour nous la preuve que notre administration marche à vue et essaie de rattraper un calendrier qui lui échappe.

 

C’est la semaine du 11 au 15 mai entière qui doit être donnée aux équipes pour préparer l’accueil des élèves

 

Le 8 mai est férié et non travaillé. La semaine qui s’annonce est donc réduite et les personnels n’ont pas à s’épuiser en courant après la montre pour mettre en place un protocole d’accueil avant le 7 mai au soir.

 

Il faut beaucoup plus de temps pour mettre en place les conditions sanitaires recommandées, réunir et consulter le conseil d’école, informer les familles sur les conditions réelles d’accueil, obtenir la formation aux gestes barrières : ON PREND CE TEMPS

 

Et si les conditions sanitaires ne sont pas réunies, si les équipes ne sont pas prêtes pour accueillir le 11 : le 12 mai, pas d’ouverture !

 

Si ce n’est pas le 12 mai, ce sera le 18, le 19... OU PLUS TARD !

 

On s’appuie sur la faisabilité en fonction des conditions permises par les locaux et de leur adaptation. Y compris pour la taille des groupes d’élèves, y compris pour les fréquences de présence de chaque élève pendant une semaine, une période.

 

Lors d’une visioconférence avec le SNUipp le 29 avril, le ministère à notamment indiqué qu’au-delà de choix locaux, des priorités seront définies : élèves porteurs de handicap, élèves en difficulté, enfants des personnels indispensables, les fratries … Le ministre prenant lui-même soin de dire qu’on ne refusera pas des familles !

 

On ne les a pas, comment arrêter une organisation ?

 

Les élèves pourraient être dans une des quatre situations suivantes : en classe, à l’étude, à domicile ou pris en charge dans le cadre des 2S2C.

 

Cela prend du temps pour l’organiser, pour communiquer aux parents comment se situe son enfant dans cette organisation. S’ils l’acceptent.

 

Tout ceci nécessite à minima la communication d’orientations départementales et de documents départementaux.

 

Les échanges avec les collègues des différentes circonscriptions montrent que l’absence de cadre commun est déstabilisante, chronophage et épuisante.

 

Par exemple, les directions d’école et les équipes enseignantes n’ont pas à porter la responsabilité de la communication de leur école à destination des parents. C’est au DASEN de l‘assurer.

 

Il ne serait pas concevable que d’une circonscription à l’autre, des écoles aux profils identiques et proposant un protocole de prise en charge des élèves identique le voient accepté pour les unes et refusée pour les autres.

 

Pour le SNUipp-FSU, l’école ne peut pas être le terrain de jeu du déconfinement.

 

Elle ne reprendra pas le 11 mai, n’accueillera pas d’élèves le 12 mai si elle n’est pas prête.

 

Afin d’éviter tout retour précipité parce qu’il aurait fallu répondre à des injonctions et des pressions de la hiérarchie, le SNUipp-FSU accompagnera les enseignants et enseignantes dans leur démarches de construction des conditions qui respectent le protocole sanitaire.

 

S’ils étaient contraints à devoir travailler dans des conditions matériels qui ne respectent pas les conditions sanitaires, le SNUipp-FSU les accompagnera pour étudier avec eux les modalités dans lesquelles faire usage de leur droit de retrait et du droit d’alerte.

 

Le SNUipp-FSU a déposé si nécessaire un préavis de grève à compter du 11 mai et jusqu’au 4 juillet.

Directrices et directeurs, enseignants, AESH, n’hésitez pas à nous contacter sur vos situations personnelles et sur les situations des écoles.  Tél : 04 90 80 00 01 / mail : snu84@snuipp.fr

Le SNUipp-FSU 84 enverra des informations complémentaires et réagira à l’actualité dans d’autres messages à venir
 
L’équipe du SNUipp-FSU 84

 

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