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4 mai 2020

ENQUETE DEMANDEE AUX DIRECTEURS UN JOUR FERIE POUR LE LENDEMAIN : le SNUipp84 écrit au DASEN avec copie aux IEN

Le DASEN demande ce dimanche des enquêtes à rendre aujourd’hui puis le 7 mai
 
Il n’est pas possible de remplir ces enquêtes dans les délais demandés !
 
Des demandes ne relèvent pas des attributions des directrices et des directeurs, les renseignements sont déjà en possession des IEN et des services de la DSDEN ou c’est à eux de les collecter.
 
La pression induite par ces demandes d’enquêtes irréalisables pèse lourd sur les épaules des collègues.
 
Comme annoncé dans son message aux écoles et aux collègues ce jour,
le SNUipp-FSU a écrit au DASEN avec copie aux IEN

 

     Le 5 mai 2020

 

 

 

à Monsieur le Directeur Académique de Vaucluse

 

 

 

Objet : charges de travail et responsabilités des directrices et directeurs d’école actuellement

 

 

Monsieur le Directeur Académique,

 

Les directrices, les directeurs et les enseignants des écoles sont fortement mobilisés depuis le début de la crise sanitaire et continuent à s’employer à répondre aux exigences de leurs fonctions et de leurs missions. Y compris celles qui leurs sont adressées actuellement d’entamer une phase de préparation des écoles à une réouverture aux élèves à compter du 12 mai.

 

L’absence de cadrage harmonisé au plan national comme au plan départemental, l’absence de documents communs produits par vous et vos services provoquent pour les directions d’école une surcharge de travail incommensurable.

 

En effet, le ministère annonce à notre syndicat le 29 avril qu’au-delà de choix locaux, des priorités seront définies : élèves porteurs de handicap, élèves en difficulté, enfants des personnels indispensables, les fratries … Le ministre prenant lui-même soin de dire qu’on ne refusera pas des familles.

Les écoles travaillent actuellement sans connaître ces priorités, vont-elles bouleverser les préfigurations d’accueil et les obliger à refaire une communication à destination des familles ?

Sans lettre type de cadrage de votre part, la communication faite aux parents par chaque école ne repose pas sur les mêmes principes et pourrait exposer leurs auteurs à des conséquences pour des responsabilités qu’ils n’ont pas à endosser.

 

La publication du protocole sanitaire définitif le dimanche 3 mai par le ministre, l’envoi par la DSDEN de Vaucluse d’informations sur des obligations de retour d’enquêtes ce même dimanche 3 mai montre que le gouvernement considère les salariés comme mobilisables tous les jours, y compris les jours fériés.

 

Diligenter cette enquête un jour férié pour une obligation de réponse le lendemain avant minuit est pour nous la preuve que notre administration marche à vue et essaie de rattraper un calendrier qui lui échappe.

 

Le contenu du message « Enquête réouverture des écoles » de la DSDEN dimanche 3 mai met une pression inacceptable sur tous les personnels mais en premier lieu les directrices et les directeurs d’école.

 

S’agissant de la phase 1) de l’enquête à remplir le 4 mai avant minuit.

 

- Leur réclamer de signaler, niveau par niveau, le nombre d’élèves dont les parents annoncent leur volonté de remettre leur enfant à l’école est inconsidéré.

 

Pourquoi cette précipitation ? Les parents ne répondent pas au sondage lancé dans la majorité des cas parce qu’ils ne connaissent pas les conditions sanitaires de retour à l’école qui sera arrêté. D’autres écoles, à juste titre, n’ont pas déclenché cette enquête avant de pouvoir donner aux parents un minimum d’informations sur les conditions d’accueil.

La majorité des écoles ne peut pas répondre à cet élément de l’enquête.

 

- Il est également demandé aux directrices et aux directeurs dans cette enquête d’indiquer les collègues en arrêt de maladie, ceux à la santé fragile, les ATSEM et les AESH qui seront présents.

 

Nous demandons à nos collègues de ne pas se charger de cette partie de l’enquête. C’est le travail de leurs supérieurs hiérarchiques, IEN de circonscription et de vous-même qui, au niveau des secrétariats des inspections départementales et de vos services gestionnaires à la DSDEN avez connaissance des personnels en arrêt de maladie et des personnels fragiles qui ont l’autorisation de rester confinés.

Bon nombre de collègues à la santé fragile ne vous l’ont pas déclaré pendant le confinement parce qu’ils pouvaient assurer la continuité scolaire à distance. C’est seulement maintenant que les demandes d’ASA vont parvenir aux IEN et que les collègues sauront s’ils seront autorisés à travailler à distance où s’ils auront l’obligation d’être présents à l’école.

Vous demandez là aux collègues en charge de la direction d’école de collecter des informations qui ne relèvent pas de leur champ de responsabilité, dans un délai d’une journée de travail, en rendant ces champs de renseignements obligatoires pour pouvoir « enregistrer » les données.

 

- Les renseignements demandés sur le nombre d’AESH et d’ATSEM en poste sur l’école avec le détail de ceux qui seront présents sont pratiquement impossibles à réunir.

 

Pour les AESH, travaillant souvent sur plusieurs écoles, toutes les écoles doivent les noter comme appartenant à l’école ? Seulement les écoles de rattachement de ces AESH ? Pour autant que les directions d’école le connaissent. Comme pour les enseignants, il n’est pas du ressort des directrices et des directeurs d’école de déterminer si un AESH a une santé fragile qui l’oblige à ne pas revenir sur l’école. Ne connaissant pas la volonté des parents des enfants accompagnés par un AESH de remettre leur enfant à l’école ou pas, comment dire s’il sera sur une école ou une autre ?

Là encore, ce sont vos services, le service de gestion des AESH de la DSDEN qui sont en mesure de compiler ces renseignements.

 

S’agissant des ATSEM, les communes ne sont pas à un stade de réflexion suffisamment avancé pour qu’il puisse être noté dans l’enquête leur présence sur l’école et pour quelles tâches.

 

Concernant la phase 2) de l’enquête à remplir pour le 7 mai avant minuit.

 

Vous demandez d’y indiquer l’organisation de l’école pour la réouverture.

 

Or le travail de préparation commence actuellement avec les mairies, les organisations des écoles ne seront pas arrêtées définitivement le 7 mai. Et nous n’y encourageons pas les collègues auxquels il faut plus de temps.

 

 il n’est pas raisonnable de presser les directrices et les directeurs d’école à résoudre toutes les contingences matérielles et humaines en aussi peu de jours.

 Les directrices et directeurs vont-ils devoir remplir l’enquête « à l’aveugle » pour répondre à cette demande ?

 

Les directrices et directeurs d’école sont mis par ces demandes d’enquêtes dans une position particulièrement déstabilisante.

 

Sachez que nous défendrons tout collègue auquel sa hiérarchie reprocherait de ne pas avoir finalisé ces enquêtes.

 

Nous accompagnerons ceux qui, par ces enquêtes et l’énorme pression qu’elle induit sur eux, vous signaleront par des fiches SST les RPS auxquels ils auront été confrontés et les déstabilisations qu’elles auront engendrées.

 

Nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur Académique, en l’assurance de nos respectueuses salutations.

 

Nicolas ODINOT

 Co-secrétaire départemental du SNUipp Vaucluse

 

Copie à : Mesdames et Messieurs les IEN de circonscription du Vaucluse

 

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